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 ORACLE DE DELPHES

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Hécate
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MessageSujet: ORACLE DE DELPHES   Sam 7 Juil - 16:23

Apollon est devenu l'archétype du dieu-devin, que l'on consultait par oracle surtout à Delphes (mais aussi à Délos, Patara ou encore Claros). Les oracles qu'on y rendait sont encore célèbres et l'importance du sanctuaire oraculaire de Delphes nous a permis d'en suivre l'évolution, ainsi que d'en connaitre certains détails importants pour appréhender la mantique grecque.


L'oracle de Delphes est resté très vivant et consulté jusqu'au IIe siècle av. J.-C. Les empereurs de Rome sont peu à peu venus non pour demander des oracles, mais pour piller le sanctuaire. La Grèce se dépeuple et le sanctuaire a de moins en moins de clients, on ne construit plus de nouveaux monuments pendant cette période, Plutarque est désolé de ne voir la Pythie au travail qu'une fois par mois. Pausanias constate la dégradation terrible du sanctuaire d'Athéna Pronoïa. Le monde grec s'effondre et Delphes en subit la marée. Les débuts de l'ère chrétienne vont lui porter le coup de grâce. ; les chrétiens, vont véhiculer une image fausse, celle d'une femme hystérique et droguée, et en transmettant des textes erronés, ont participé grandement à son abandon. Parmi les témoignages les plus sûrs, nous avons ceux de Plutarque (v. 46-v. 120 ap. J.-C.), qui a assumé pendant 30 ans la charge de prêtre du temple d'Apollon, pendant les jeux pythiques, c’est-à-dire une fois tous les quatre ans. Nous savons grâce aux fouilles menées à Delphes que le sanctuaire a été l'un des plus fréquentés et des plus riches. Pour plus de détails sur le sanctuaire lui-même, consulter l'article qui lui est consacré.

La prophétesse, au sens grec : celle qui parle à la place [du dieu], est nommée la Pythie (Πυθία ἱέρεια / puthía hiéreia, « prêtresse pythienne »), choisie parmi les femmes de la région. Son nom (à l'origine un adjectif, mais on utilise souvent Πυθία / puthía seul) vient d'une épiclèse d'Apollon, dit pythien à Delphes, parce qu'il y avait terrassé le serpent Python ; Delphes, d'ailleurs, est souvent nommée Πυθώ / puthố (voir l'article Apollon pour plus de détails). La Pythie était souvent âgée, et Plutarque nous apprend qu'elle pouvait avoir une cinquantaine d'années, ce qui, pour l'époque, est un âge avancé. Celle-ci s'exprimait en vers (du moins s'est-elle exprimée ainsi pendant longtemps ; Plutarque fait cependant remarquer qu'à son époque elle ne le faisait plus, sans pouvoir expliquer pourquoi), et ses propos confus devaient être interprétés par un collège de deux prêtres, assistés par cinq ministres du culte. Chose exceptionnelle, ces charges étaient attribuées à vie.

La marche à suivre pour consulter le dieu était la suivante :

le consultant (qui ne pouvait pas être une femme), s'acquittait d'une taxe versée à une confédération de cités ; les consultations pouvaient être demandées individuellement ou collectivement, pour une cité, par exemple. Le paiement d'une surtaxe ou des services rendus à la cité de Delphes permettaient d'acquérir le droit de promancie, c'est-à-dire celui de consulter avant les autres, et ainsi de passer outre la liste d'attente qui pouvait être d'autant plus longue qu'on ne pouvait consulter la pythie qu'un jour par mois ;
on menait le consultant dans l'adyton du temple d'Apollon ;
il y rencontrait la Pythie, qui s'était purifiée, avait bu l'eau de la source Castalie de Delphes et mâchait des feuilles de laurier ; celle-ci était installée sur un trépied.
le consultant offrait un sacrifice sanglant au dieu, lequel était conduit par les deux prêtres et leurs assistants ; préalablement, la victime était aspergée d'eau froide et, si elle ne tremblait pas, la prise d'oracle était annulée (au risque, sinon, de tuer la Pythie : elle ne pouvait contredire ce signe du dieu qui donnait ou non son accord) ;
le consultant posait sa question à la Pythie, question que les prêtres avaient souvent remise en forme (afin qu'elle prît la forme d'une alternative) ;
la Pythie, enfin, rendait l'oracle du dieu, qui parlait à travers elle ; cette réponse devait être rendue claire par les deux prêtres d'Apollon. D'après les témoignages, dont ceux de Plutarque, la Pythie n'était pas visible, et l'on n'entendait que sa voix.
On le voit, la Pythie était en état d'enthousiasme, c'est-à-dire d'inspiration divine ; la légende rapportait que des effluves magiques sourdaient dans le temple, et qu'ils étaient responsable de l'état second connu par la Pythie. Selon des historiens grecs, qui ne font que répéter des légendes, ces effluves auraient même poussé au suicide des bergers et de simples mortels qui les auraient respirés par hasard, avant que l'on destine à ce rôle dangereux la seule Pythie. Il convenait donc que celle-ci, pour recevoir l'inspiration divine, le pneuma sans en souffrir, fût pure, vierge, et menât une vie saine. Son esprit devait être disponible, calme et serein, afin que la possession par le dieu ne soit pas rejetée, au risque de la mener à la mort.

Depuis la fin de l'Antiquité, plusieurs hypothèses ont tenté d'expliquer les prétendues transes de la prêtresse, mais les preuves concrètes ou textuelles ont toujours manqué. La Pythie, on l'a dit, se tenait dans l'adyton du temple. Or, si les fouilles actuelles à Delphes ne permettent pas de reconstituer avec précision ce qu'était cet adyton (il a en effet été rasé par différents envahisseurs et les chrétiens), les théories les plus communes admettent qu'il s'agissait d'une partie en contrebas et non pas d'une salle secrète située en dessous du temple, encore moins d'un gouffre. Aucune fissure n'est non plus visible.

Une autre théorie reconstitue l'adyton non comme une salle, mais comme une fosse ouverte. En effet, si l'adyton fut une crypte, comme c'est le cas pour le temple de Zeus, les fouilles auraient révélé des traces, mêmes infimes, alors qu'en l'occurrence, il n'en est rien. Les archéologues se sont cassé l'esprit sur cette absence totale d'éléments. Mais si on ne retrouve rien, c'est que peut-être, il n'y avait rien. L'adyton est un endroit sacré, les delphiens ont construit le temple autour, mais ils ont dû laisser la fosse à l'état brut, sans plafond. La pythie pouvait apercevoir la porte du temple du haut de son trépied, un temple de 63 mètres de long... Pourtant, les auteurs antiques parlent de « descente » dans l'adyton, d'une « béance », d'un « orifice ». L'adyton était probablement une simple cavité, avec un trou au milieu et le trépied dessus. Le temps a rebouché le trou, la fosse s'est remplie d'herbes. L'adyton était suffisamment large pour contenir le trépied, l'omphalos, un plan de lauriers, le tombeau de Dionysos, une statue d'Apollon et un endroit où le consultant s'asseoit. Plutarque, Strabon, Platon, Pausanias, Diodore et beaucoup d'autres témoins ont laissé leur vision de cet endroit.

On l'a dit, les chrétiens ont tourné en dérision cette prêtresse car ce qu'elle incarnait n'était plus de leur monde. Ils ont décrit la Pythie comme une folle écumant de bave, enivrée de vapeurs de soufre, possédée physiquement par le Malin qui s'introduisait via son vagin. De tels propos se trouvent, par exemple, chez Origène ou Jean Chrysostome. Quoi qu'il en soit, cette vision ne coïncide absolument pas avec ce que les Grecs nous ont rapporté de leur prêtresse. De plus, ce qui contredit les Grecs eux-mêmes, l'on n'a retrouvé à Delphes aucune fissure sous le temple d'Apollon, ni aucune autre exhalaison naturelle. Bien qu'incohérente avec les fait historiques, cette image de la Pythie s'est imposée à l'imaginaire collectif. De fait, il n'est pas rare de trouver une telle Pythie folle dans les ouvrages les plus sérieux ou bien quelque allusion à des émanations gazeuses dont il n'existe aucune preuve réelle.

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MessageSujet: Re: ORACLE DE DELPHES   Sam 7 Juil - 16:30

petite carte très simplifiée pour localiser Delphes :



voilà comment était oragnisée Delphes :


et voilà ce qu'il reste du temple :


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MessageSujet: Re: ORACLE DE DELPHES   Jeu 23 Aoû - 20:51

j y suis aller tres beau
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MessageSujet: Re: ORACLE DE DELPHES   

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