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Les grands mythes de l'Antiquité!
 
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 divers mythes

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MessageSujet: divers mythes   Mar 10 Juil - 23:42

Mythe de la création
La grande diversité du culte de l'Égypte antique se retrouve également dans les mythes de la création qui varient en fonction des régions (ou même des villes) et de leurs dieux tutélaires :



Mythe osirien
Pour les anciens égyptiens, l'univers n'était au commencement qu'un grand océan primordial nommé le Noun. C'est de Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Chou (le dieu du souffle) et Tefnout (le dieu de l'humidité). Chou sépara le ciel de la terre. Ainsi naquirent Nout (la déesse du ciel) et Geb (le dieu de la terre). De l'union de Nout et Geb naquirent deux fils Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephthys.

Geb offrit le pouvoir sur terre à Osiris qui fut le premier des pharaons. Il régna au côté de sa sœur et épouse Isis. Son règne empreint de bonté, de justice et de sagesse rendit Seth fou de jalousie. Il complota contre son frère. Il invita son frère à un grand banquet. Seth proposa alors que chacun des convives se couche dans un magnifique coffre. Celui qui serait aux mesures du coffre le gagnerait. Osiris se couche alors dans le coffre : il est à ses dimensions (piège de Seth) ! Les convives se jettent tous sur le coffre et y enferment Osiris. Seth le jette dans le Nil. Grâce à l'aide de Nephthys, Isis la magicienne réussit à retrouver le corps de son mari. Seth l'apprend et, furieux, déchire le corps de son frère en quatorze morceaux. Avec l'aide de sa sœur Nephthys et d'Anubis, Isis retrouve les morceaux éparpillés dans toute l'Égypte, sauf un (son sexe), mangé par un poisson. Ils reconstituent alors Osiris le temps d'une union d'où naquit Horus (le dieu des pharaons). Horus vainquit Seth en duel et régna sur l'Égypte. Osiris, lui, devint le roi du royaume des morts.



Mythe de la mort
Chez les égyptiens de l'antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Égypte Antique étaient d'ordre religieuses. Le mythe de la mort représentait un aspect très important de la religion des égyptiens, mais constituait surtout une étape importante de la vie du pharaon, frère des dieux, qui devait après son décès vivre auprès des dieux un repos éternel. Les égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel.

Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :

la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;
la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsqu'il atteint l'au-delà pour être jugé et peut-être accéder au repos éternel.

Voyage vers l'au-delà – embaumement

Détail du Livre des Morts du scribe NebqedDans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs entités dont le djet, qui correspond au corps, et le ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès. Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le khat après la mort et ne peut accéder au repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis lorsqu'elle embauma son frère Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme.

Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le « royaume des morts ». Le Livre des morts, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le « royaume des morts » et de le préparer au jugement de l'âme à l'aide de recueils et de sortilèges.


Jugement de l'âme
La pesée de l'âme consiste à mettre le cœur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume (représentant la déesse Maât) ; si le cœur est plus léger (ce qui signifie que le cœur n'est pas entaché de péchés), le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre ( la plupart du temps symbolisé par la déesse Touéris) et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le royaume des morts et reposer en paix.

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Mythe du cycle du jour

Détail du Livre des Demeures Secrètes relatant le périple quotidien de Rê. On le voit dans sa barque, ainsi que le serpent Apophis.Le mythe décrit le combat que mène Rê chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent Apophis afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ».

Rê étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le dieu Rê changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours de ce périple, Rê traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5h du soir à 5h du matin) dans le monde souterrain, la douat, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu Rê chaque matin ramenant ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de Rê, représentée par le lever du soleil, était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu Rê avait triomphé des forces du chaos durant son périple.

On retrouve également la notion des douze portes au sein des pyramides d'Égypte dont le couloir menant au sarcophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit.

Ce combat entre le dieu Rê et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne.
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Danaé
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MessageSujet: Re: divers mythes   Dim 16 Sep - 11:36

voici quelques autres legendes Egyptiennes:

la legende du Sphinx et de Thoutmosis

Entre les deux pattes du grand sphinx de Gizeh, se trouve une stèle qui relate un rêve de Thoutmosis IV justifiant son accession au trône d'Egypte. L'histoire nous raconte comment, un jour, le jeune prince Thoutmosis vint se reposer à l'ombre du sphinx de Gizeh, après une longue partie de chasse dans le désert. Fatigué, il se laissa gagner par un sommeil profond. C'est alors que le dieu Harmakhis lui apparu en songe et lui dit :

"Regarde-moi et admire-moi, ô mon fils Thoutmosis ; c'est moi ton père, Harmachis-Khepri-Rê-Atoum. Je te donnerai la royauté sur terre à la tête des hommes ; tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, l'héritier des dieux. Le pays t'appartiendra dans sa longueur comme dans sa largeur, ainsi que tout ce qu'éclaire l'oeil brillant du Maître Universel. Les nourritures provenant des Deux Terres seront pour toi ; pour toi, également, les imposants tribus de chaque pays étranger ; pour toi, encore, une très longue durée de vie. Mon visage se tourne vers toi, ainsi que mon coeur ; tu es mon protecteur et mon guide. Mais, regarde, mon état est celui dun homme qui souffre car le sable du désert sur lequel je me dresse se rapproche de moi chaque jour un peu plus. Aussi, approche-toi de moi afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire."

Ainsi, Thoutmosis fit désensabler le sphinx. En échange, Harmachis lui fit don du trône.

les yeux d'Horus

Pour les égyptiens, le ciel possèdait deux yeux : le soleil est l'oeil droit d'Horus (puis de Rê), la lune est l'oeil gauche.
L'oeil indépendant quittait parfois Rê pour lutter contre les ennemis de celui-ci. Mais un jour, revenant d'un combat, il constate qu'un autre l'a remplacé. Pour apaiser son courroux, Rê le transforma en uraeus qu'il pose sur son front.

L'oeil gauche d'Horus représente la lune et plus spécialement la bataille qui opposa Seth et Horus. Seth arracha l'oeil gauche d'Horus qui fut retrouvé et remplacé grâce à Osiris. Dès lors, on considéra qu'Horus possédait la lune comme oeil gauche et Rê comme oeil droit.



Hatchepsout ,femme pharaon

Rares furent les femmes de la famille royale qui devinrent pharaon mais Hatchepsout, fille de Touthmosis Ier et première épouse de son demi-frère Touthmosis II, fut l'une de ces figures exceptionnelles. Elle donna une fille à Touthmosis II mais pas de fils ; aussi, Touthmosis II étant mort jeune, le titre de roi passa-t-il au fils de l'une de ses épouses secondaires.


Hatchepsout ne remplaça cependant pas Touthmosis III qui régna à ses côtés. Ce fut un temps de prospérité pour l'Egypte, et Hatchepsout commanda de nombreuses constructions (dont un superbe temple à Louxor, voir illustration ci-dessous) ; elle organisa également d'importantes expéditions commerciales et des campagnes militaires.


Après 22 ans de règne partagé, Touthmosis se retrouva seul sur le trône, vraisemblablement par la mort d'Hatchepsout. Beaucoup plus tard (son règne dura 54 ans), Touthmosis entreprit de faire mutiler les monuments d'Hatchepsout, apparement pour effacer toute trace de sa royauté. On a pu penser que la seule motivation du pharaon était la haine mais une autre raison est possible : pour la plupart des Egyptiens, qu'une femme devint pharaon était contraire à l'ordre naturel (imaginez donc, 3400 ans plus tard, nous commencons à peine à admettre que nous puissions être dirigés par une femme...). Voyant approcher sa fin, Touthmosis a pu vouloir, en effaçant la mémoire du pharaon Hatchepsout, empêcher qu'une autre reine accède au trône. Hypothèse d'autant plus crédible que son nom et son image n'ont pas été martelés sur les monuments qui représentent Hatchepsout en simple épouse royale.

la legende de Sesostris

Pendant la basse Antiquité, les prêtres égyptiens aimaient à raconter à leurs visiteurs grecs ou romains les fabuleux exploits du pharaon Sesostris. Ses conquêtes, était-il raconté, allaient des profondeurs de l'Afrique au Proche-Orient, voire jusqu'en Scythie (le sud-ouest de l'actuelle Russie), et nul autre conquérant ultérieur, pas même Darius Ier de Perse, ne put les reprendre.

Cette image de Sesostris est manifestement un amalgame de plusieurs pharaons guerriers de l'histoire égyptienne.En dernière analyse cependant, elle remonte au trois pharaons de la XIIe dynastie nommés en égyptien Senouosret. Les affaires étrangères occupèrent une bonne part de leur règne. Sesostris Ier repoussa les frontières sud de l'Egypte et lança des incursions contre les Lybiens. Sesostris II développa les échanges commerciaux avec la Nubie et les Etats d'Asie occidentale. Sesostris III fit personnelement campagne en Asie. Depuis le cordon de forts commencé par ses prédécesseurs sur la frontière méridionale et achevé par lui, il se livra à de nombreuses avancées en Nubie. Apparemment, il obtint assez de succès au cours de ces expéditions pour se gagner durablement, dans le Sud, la réputation d'un dieu.

Déjà déifié à la fin du Moyen Empire, Sesostris III recevait encore un culte de la part de ses grands successeurs, les grands pharaons guerriers des XVIIIe et XIXe dynasties, y comprit Touthmosis III et Ramsès II (dont les hauts faits contribuèrent de plus belle à la légende de Sesostris). Le récit vivant et personnel que Senouosret III a fait de ses exploits survit sur une tablette de pierre, spécialement commandée par le roi pour les immortaliser.



la fete de Sed

La fête Sed est traditionnellement célébré par Pharaon lors de la 30e année de son règne. Pharaon a vieillit : il est temps de renaître, et de se réapprovisionner en puissance, en force physique et spirtuelle. Néanmoins, le Heb Sed peut être célébré avant les 30 années, pour réaffirmer et asseoir le pouvoir.

Il s'agit durant la fête Sed de s'attirer la grâce des dieux, et de prouver la liaison de Pharaon avec les dieux, en tant qu'intermédiaire entre ces derniers et les sujets des Deux Terres d'Égypte. Le Pharaon est tout puissant : il faut lui assurer puissance, gloire et prospérité, et conserver l'équilibre Bien/Mal, le principe de Maât.

Le Jubilé est organisé à Memphis, lieu de couronnement des Pharaons. Durant le Heb Sed, on construit quatre pavillons (les "maisons de millions d'années"), auxquels on accède par quatre escaliers orientés vers les quatre points cardinaux. Sur chacun d'entre eux, une représentation de Pharaon portant le double-couronne trône. Les célébrations sont complexes et strictement rythmées par des "épisodes". Au premier jour de Peret, la saison de la germination, le Heb Sed commence. Les eaux se sont retirées. Le premier jour est fixé en fonction de la périodicité éternelle (du cycle infini).

Le premier matin, on errige un obélisque en l'honneur de Ptah, symbole du pilier Djed, tandis que Pharaon est assimilé à Osiris. Une procession où prennent part Pharaon, les statues des dieux ainsi que certains hauts fonctionnaires s'avance alors. Puis Pharaon s'avance successivement sur deux pavillons élevés à l'aide des escaliers. Sur chacun d'eux, il se coiffe de la couronne de Haute-Égypte, puis de celle de Basse-Égypte, ainsi que du fléau et de la crosse. Ensuite, on le transporte dans deux grands paniers, symbolisant les "litières royales" de Haute et Basse Égypte. Pharaon est enveloppé d'un manteau qui lui offre des "millions d'années" et le régénère de manière physique. La nourrice d'Horus, Sekhat-Hor offre son lait divin à Pharaon, en lui offrant vie et longévité. Puis Pharaon effectue des allées et venues rituelles, et entre dans "la cour des grands", pour effectuer le culte des dieux locaux dans leur naos (constitué de roseau aux époques archaïques). Les personnalités importantes viennent ensuite offrir des offrandes, gage de leur fidelité à Pharaon. Enfin, Pharaon fait le tour d'un champ en tenant l'imyt-per, symbolisant la possession du territoire égyptien. À partir de l'Ancien Empire, il tire quatre flêches vers les points cardinaux pour éloigner les forces du chaos.



la fete d'Opet

La fête d'Opet était une des plus somptueuses processions nautiques qui se déroulait à Karnak. Attestée pour la première fois sous le règne d'Hatchepsout, cette procession s'est maintenue jusqu'à la XXVe dynastie. Organisée tous les ans à la fin de l'été, elle célébrait la visite du dieu Amon, du temple de Karnak au temple voisin de Louxor. À Karnak, un ensemble exceptionnel de bas-reliefs, long d'environ 26 mètres, et datant des règnes de Toutânkhamon et de Séthi Ier, illustre les déplacements de la barque, de Karnak à Louxor et retour, ainsi que les cérémonies qui se déroulaient à l'extérieur des temples.

Tandis qu'un cortège de prêtres portait les barques sacrées jusqu'au Nil, des danseurs, chanteurs, acrobates, musiciens animaient la fête devant la population locale et des militaires rassemblés sur le parcours. Arrivées sur la rive du fleuve, les barques étaient déposées sur de véritables bateaux dont le plus grand s'appelait Ouserhet (« proue puissante »), qui accueillait la barque d'Amon. La coque de l'Ouserhet était dorée, avec ses scènes peintes figurant le roi devant le dieu. La tête de bélier d'Amon, parée de colliers et de somptueux pectoraux, ornait la proue et la poupe. Après l'embarquement de la statue du dieu, le bateau était halé vers le sud, à contre-courant, par des équipes de mariniers.

Aujourd'hui encore, il y a une survivance de la fête d'Opet à travers la fête musulmane d'Abou Haggag, célébrée tous les ans à Louxor : les festivités culminent en un cortège de petits bateaux promenés en procession autour de l'enceinte du temple de Louxor.



Knonsou le guerisseur

La princesse de Bakhtan (en Syrie), tomba un jour gravement malade. Son mari dépêcha à son chevet les plus grands médecins de Bakhtan ainsi que des régions avoisinantes. Aucun d'entre eux ne réussit à inverser le terrible sort qui pesait sur les épaules de la jeune femme. En désespoir de cause, le souverain se décida à demander de l'aide au beau-frère de sa femme, le souverain en chef de l'Egypte : Ramses II. Celui-ci lui envoya une statue bienfaisante de "Khonsou-qui-réalise-ses-desseins, le grand dieu qui chasse les démons errants" dans un char sous bonne escorte.

Après un long voyage, la statue arriva enfin à Bakhtan où le prince la placa au chevet de sa femme et où les prêtres envoyés avec la statue remplirent leur office. Par la suite, l'esprit mauvais s'en alla, apaisé, à l'endroit où Khonsou le voulut. Le prince se réjouit beaucoup en compagnie de tous les habitants de Bakhtan, heureux de voir leur princesse sauvée.

Puis le prince se mit à réfléchir en ces termes : "Je vais faire en sorte que ce dieu reste à Bakhtan, je ne le laisserai pas rentrer en Egypte". La statue de Khonsou passa donc 3 ans, 4 mois et 5 jours à Bakhtan.

Le prince qui était alors en train de dormir, vit Konsou venir à lui sous la forme d'un faucon d'or qui s'éleva ensuite dans le ciel en direction de l'Egypte. Le prince de Bakhtan s'éveilla ainsi dans la terreur et s'adressa en ces termes au prêtre de Khonsou qu'il avait fait mandé : "ce dieu qui est ici parmi nous doit repartir pour l'Egypte, et que son char reparte lui aussi !". Le prince renvoya donc la statue dans sa contrée natale après l'avoir comblée de présents.

Récit tiré d'une stèle du temple de Khonsou à Karnak



la satire des metiers

Un texte célèbre datant du Moyen Empire et connu sous le nom de la Satire des métiers, entendait encourager l'apprenti scribe à considérer sa profession comme la meilleure de toutes. En faisant ressortir les défauts présumés des autres métiers, la Satire nous livre des détails fascinants sur la vie des artisans égyptiens. Le passage qui suit en donne un aperçu :
« [Le scribe apprenti] est [encore] un enfant [mais] il est traité avec respect. On l'envoie en mission et, avant de rentrer, il se drape dans un pagne.

« Je n'ai jamais vu envoyer en ambassade un sculpteur, ni un orfèvre.
« J'ai vu le forgeron au travail à la gueule de son four : ses doigts sont comme de la peau de crocodile et il sent plus mauvais que le frai de poisson.
« Tout charpentier qui travaille de l'herminette est plus las que les laboureurs dans les champs. Son champ, c'est le bois, et sa houe, le ciseau. Il n'y a jamais de fin à sa tâche, et il s'active au-delà de ce que ses bras peuvent supporter [...].
« Le joaillier perce soigneusement
toute sorte de pierre dure. Il achève l'incrustation d'un oeil ; ses bras sont fatigués et il est las. Il reste assis au crépuscule, les genoux et le dos crispés [...].


« Le potier est sous terre alors qu'il compte parmi les vivants. Il fouille la boue, davantage qu'un porc, pour pouvoir cuire ses pots. Ses vêtements sont raides de terre, son pagne est en lambeaux. L'air qui entre dans ses narines est brûlant parce que sortant du feu. Il piétine [l'argile] avec ses pieds et s'en trouve lui-même écrasé. »


la clé des songes

On sait que les égyptiens était friands des interprétations de leurs rêves. Ils allaient pour ça consulter des magiciens ou des prêtres spécialisés. Certains d'entre eux ont laissés des traçes écrites particulièrement intéressantes comme l'interprétation ci-après, extraite du papyrus Chester Beatty III (époque ramesside : v. 1292-1075 av. J.-C.) :

Si, en rêve, un homme se voit en train d'abattre un boeuf de sa main, bien : cela signifie qu'il tue son adversaire.

Manger du crocodile, bien : cela signifie agir comme un fonctionnaire avec ses subalternes.

Plonger dans le fleuve, bien : cela signifie se purifier de tout mal.

Enterrer un vieillard, bien : cela signifie prospérer.

Travailler la pierre chez soi, bien : cela signifie établir un homme chez soi.

Voir son visage dans un miroir, mal : cela signifie nouvel épouse.

Chaussé de sandales blanches, mal : cela signifie errer sur terre.

Forniquer avec une femme, mal : cela signifie deuil.

Etre mordu par un chien, mal : cela signifie que l'on sera envoûté.

Voir son lit prendre feu, mal : cela signifie chasser sa femme.
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MessageSujet: Re: divers mythes   Dim 16 Sep - 12:28

merci pour ses information
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